Questions / Réponses » Méthode de calcul d'interférences
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Question - Méthode de calcul d'interférences (VISU Gamma)
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Pourriez-vous nous donner plus de précisions en ce qui concerne la méthode de calcul d'interférences ? En effet, nous avons constaté que lorsque la raie de référence d'un isotope A est commune avec la raie d'un isotope B, plusieurs cas se présentent :
· Si la raie de l'isotope B est sa raie de référence, VISU Gamma ne calcule que l'activité de l'un des isotopes (comment l'isotope est-il alors choisi ?).
· Si la raie de l'isotope B n'est pas sa raie de référence, VISU Gamma retranche la contribution de l'isotope B au pic commun et calcule une activité plus proche de la réalité pour l'isotope A. Mais cela n'est pas systématique et semble dépendre de la capacité du module de recherche de pics à détecter la raie de référence de l'isotope B (si cette raie n'est pas détectée, bien qu'elle existe, le logiciel considère que l'isotope B ne contribue pas au pic commun). Comment le logiciel calcule-t-il la contribution de plusieurs isotopes à une raie commune ?
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Réponse
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Dans la version de base, le logiciel recherche l'isotope le plus abondant dans le spectre. Voir notice VISU Gamma (chapitre 23 "Dépouillement des spectres"). Par le fait de désigner une raie de référence pour un isotope (B), l'opérateur déclare au logiciel que cette raie n'est pas interférente (entre autre avec l'isotope A) et est obligatoirement visible dans le spectre (sinon le candidat est rejeté), et lui permet de calculer une activité a priori.
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Exemple : Co57 et Eu152
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Raie (keV)
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Taux
d'émission
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Co57
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121.1
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85,6%
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136.4
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10,6%
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Eu152
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121.8
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29,24%
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244.7
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7,616%
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344.3
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27%
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......
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......
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1408.1
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21,21%
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Le problème se pose pour déclarer la raie de référence du Co57 car sa raie à 122 keV sera obligatoirement dans le spectre alors que celle à 136 keV peut être inexistante. (Taux d'émission plus faible). Nous déclarons donc la raie à 122 keV comme raie de référence.
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Pour l'Eu152, la raie la plus abondante du spectre est celle à 122 keV. Si nous déclarons cette raie comme raie de référence et que les deux isotopes soient présents, le logiciel calculera une activité a priori fausse pour l'Eu152 car il prendra les coups émis à 122 keV, qui correspondent à la somme Co57 + Eu152.
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Il faut donc choisir une autre raie probable (taux d'émission x rendement) telle que la raie à 1408 keV qui n'interfère avec aucun autre isotope ; cette raie est dans une zone plus favorable du point de vue Compton (bruit de fond sous le pic).
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Lors du dépouillement, le logiciel déterminera l'isotope le plus abondant dans le spectre. Donc, pour le Co57, il fera la somme des coups de la raie à 122 et 136 keV et pour l'Eu152, la somme des raies à 122 + 244 + 344 + ... + 1408 keV.
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Deux cas peuvent en découler :
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1°) L'Eu152 représente plus de coups que le Co57, donc l'activité de l'Eu152 sera calculée sur toutes les raies sauf celle à 122 keV qui est interférente (raie de référence du Co57) et recalculera un nombre de coups à cette nouvelle énergie. L'activité du Co57 utilisera les coups restants.
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2°) Le Co57 donne un nombre de coups à l'Eu152. Le pic à 136 keV a été détecté et indique donc la présence effective du Co57. L'activité du Co57 sera donc calculée à partir de 136 keV avec un critère d'acceptation à 122 keV par rapport à l'incertitude et l'Eu152 sera calculé avec les autres raies. Il faut noter que dans ce cas, la surface au 136 keV est supérieure à la somme des surfaces des raies à 244, 344, 778, 1408,... de l'Eu152.
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